Copenhague, la ville reine du vélo

2 décembre 2020

35ème plus grande ville européenne, Copenhague est connue et reconnue comme la capitale du vélo en Europe. Le système danois, basé sur l'utilisation intensive du bolide a deux roues comme solution de déplacement, en fait la ville la plus propre dans le monde en terme d'émission carbone.

Voyons ensemble quels sont les tenants et aboutissants de ce projet d'envergure lancé il y a plus de 40 ans...

copenhague piste cyclable

Une volonté de changements économiques et écologiques

Copenhague et le vélo, c’est une véritable histoire d’amour. La capitale danoise, et ses 965 kilomètres de pistes cyclables présentes dans sa région, est un véritable pilier de ce nouveau mode de déplacement. Prise de conscience collective ou simple effet de mode, l’engouement autour de l’utilisation du vélo est réel et captivant. L’objectif défini par les grandes instances de la ville est clair : devenir la première capitale mondiale neutre en émission carbone d’ici 5 ans. Une vision ambitieuse et partagée par une population de plus en plus engagée dans la notion d’éco-responsabilité collective, qui  n’a pas hésité à briser les tabous autour de l’utilisation quotidienne du cycle. 

Un engagement citoyen fort pris dans les années 70, suite à une crise pétrolière particulièrement impactante pour le pays nordique. Dans l’impasse et à court financièrement, les habitants de Copenhague réclament à la municipalité une transformation de leur environnement urbain en utilisant le vélo comme priorité, solution jugée moins onéreuse et moins dépendante des géants pétroliers.

Modèle encore en place aujourd’hui, qui est devenu une fierté pour la ville de la région d’Hovedstaden, mondialement jalousée par les plus grandes capitales.

Depuis 15 ans, un budget colossal de plus d’un milliard de couronne danoise – correspondant à environ  135 millions d’Euro -, est engagé pour transformer la ville de 790 000 habitants en un véritable dédale de voies cyclables. Des parkings à vélos kingsize sont construits dans les endroits les plus visités, si bien que de véritables hub interconnectés se forment et se développent autour des points centraux au fil du temps.

Petit à petit, les danois troquent un par un la voiture pour la bicyclette devenue une alternative totalement viable d’utilisation. 

À titre de comparaison, on dénombre en 2017 plus de 265 700 cycles en utilisation dans le centre ville, pour “seulement” 252 600 voitures en circulation… En effet, ces données ont de quoi faire pâlir nos métropoles françaises ! L’écart ne cesse de s’agrandir d’années en années, signe d’un modèle qui fonctionne.

Copenhague années 1970

Exit les problèmes d’inconfort et d’insécurité, tout est conçu pour l’aisance d’utilisation des voiries et des infrastructures. Une stratégie gagnante puisque 97% des habitants de la capitale danoise sont satisfaits des installations en place dans leur ville. Suivant cette logique, les boutiques d’achat, de location et de réparation de cycles envahissent les rues, impossible de ne pas en croiser une durant vos balades.

 

Tous en selle !

Une des clés de voûte du projet vient de la priorité donnée à la construction d’infrastructures et de voirie, pensées et conçues avec l’utilisation du vélo en place centrale. Les danois ont érigé leur compagnon à deux roues comme pivot de l’organisation de leur environnement urbain, aux dépens de solutions plus polluantes. Ainsi, feux tricolores et panneaux de signalisations sont adaptés au comportement et à l’allure d’un cycliste et non plus uniquement à celle d’un conducteur d’automobile. Plus qu’une simple remodélisation territoriale, c’est une révolution totale du mode de vie européen. Une chance pour la santé publique, le pouvoir d’achat, mais aussi pour le climat.

mini ville apprentissage vélo
Parking velo aéroport copenhague

Et cela fonctionne ! Début juillet, c’est plus de 62% des habitants de la capitale qui utilisent leur vélo quotidiennement pour se rendre au travail, ou à l’école pour les plus jeunes. Pourquoi ? La principale raison vient d’une éducation très précoce à la pratique et l’utilisation du vélo, ainsi qu’un apprentissage du code de la route dès l’âge de 4 ans à travers des ateliers éducatifs et ludiques sur des voies miniatures. Ces jeunes pousses de l’asphalte se forment ainsi naturellement de manière autonome, comprenant par leurs propres erreurs la signalisation ainsi que le fonctionnement et le partage de la chaussée, mais toujours sous le regard protecteur des parents ! Tout comme les grands, il est nécessaire de bien s’équiper avant d’enfourcher son bolide : casque et protections corporelles contre les intempéries sont de mises.  L’instruction sous forme de jeu, c’est la clé pour former une génération de cyclistes éduqués, respectueux et investis dans l’utilisation de ce mode de transport.

Chez AmsterdamAir, on approuve cette démarche ! Adeptes du vélo cargo, les scandinaves vélotaffeurs sont de fins experts en la matière. Ainsi, nous avons sélectionné pour nos produits le constructeur Triobike, une marque danoise profondément engagée depuis 2004 dans la création de cycles toujours plus sécurisés, légers, avec un design et une finition inimitable. Leurs modèles de triporteurs électriques E-Boxter sont énormément plébiscités. Dotés d’une large caisse à l’avant, ces modèles 100% électriques vous permettront de transporter vos enfants, vos animaux de compagnie ou tout simplement vos courses avec aisance et un style inégalé. Retrouvez toute la gamme Triobike et ses déclinaisons à proximité de chez vous directement sur Amsterdamair.fr dans la rubrique vélo cargo.

Un modèle adaptable partout ?

Aussi séduisante soit-elle, sera-t-il possible de connaître un jour une approche 100% vélos en France ? Le pays serait il prêt économiquement et socialement à franchir le cap et à se calquer sur le modèle scandinave ? Pas évident pour l’instant. Évitons d’être trop médisant, cependant il reste encore beaucoup de travail et d’investissement à faire dans l’Hexagone, en passant par une refonte de la manière de se déplacer et une réévaluation de la place du vélo dans le trafic urbain.

Pourtant, il existe des signes particulièrement encourageants : on retrouve trois villes Française dans le classement des villes les plus « bicycle-friendly »  dans le monde, preuve d’un investissement profond de beaucoup de citoyens et de certaines mairies ou agglomération dans une transition douce vers l’acceptation du vélo comme premier moyen de locomotion. Les heureux élus sont Strasbourg (5ème mondial), qui transforme depuis 2017 plusieurs grandes rues de son centre ville en voies piétonnes et cyclables, Bordeaux (6ème), qui à récemment fermé à la circulation automobile son mythique Pont de pierre maintenant réservé uniquement aux vélos et tramways, et la capitale Parisienne (8ème). Classement établi par, tiens donc encore eux, le Copenhaguen Index qui trône comme vous pouvez vous en doutez, à la première place.